Conseils cafards · Marseille
Cafards en location : qui paie, propriétaire ou locataire ?

Des cafards dans un logement loué soulèvent vite une question délicate : qui doit payer le traitement, le propriétaire ou le locataire ? La réponse dépend surtout du moment où les cafards sont apparus et de l’endroit d’où ils viennent. Ce guide présente les grands principes, les démarches qui facilitent le dialogue et les cas particuliers de la copropriété et de la location courte durée. Il s’agit d’informations générales : en cas de désaccord, seuls la lecture de votre bail et un conseil juridique adapté permettent de trancher.
Que prévoit la loi pour le propriétaire ?
Le propriétaire doit remettre au locataire un logement « exempt de toute infestation d’espèces nuisibles et parasites ». La formule est celle de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (article 6), qui encadre les locations de logements à usage d’habitation. Des cafards présents au moment où le locataire entre dans les lieux relèvent donc, en principe, de cette obligation.
En cours de bail, la réponse est moins tranchée : tout dépend de la provenance des cafards. C’est pourquoi il est utile de distinguer les situations, et surtout de réunir des éléments concrets avant d’en discuter.
Cafards dès l’entrée dans les lieux : qui paie ?
En principe le propriétaire, puisqu’il devait remettre un logement sans infestation. Encore faut-il pouvoir montrer que les cafards étaient déjà là. Les premiers jours comptent beaucoup :
- lors de l’état des lieux d’entrée, examinez la cuisine et la salle de bains : dessous de l’évier, arrière de l’électroménager, fonds de placards ;
- faites mentionner toute trace suspecte : cafards morts, déjections semblables à des grains de poivre, mues, petites capsules brunes (les oothèques) ;
- prenez des photos datées ;
- si les cafards apparaissent juste après votre arrivée, prévenez le propriétaire ou l’agence par écrit, sans attendre.
Plus le signalement est rapide, plus le lien avec l’état du logement à votre arrivée est facile à établir. À l’inverse, un signalement tardif ouvre davantage la discussion sur l’origine des cafards.
Et si les cafards apparaissent en cours de bail ?
Tout dépend alors de leur origine, et c’est souvent là que les échanges se compliquent. Voici quelques situations types, à prendre comme des repères et non comme des règles :
- Cafards introduits par l’occupant, par exemple avec des cartons de déménagement, un meuble ou un appareil d’occasion : le traitement est en principe à sa charge.
- Cafards venant de l’immeuble (cave, vide-ordures, colonnes d’eau, logements voisins) : le problème dépasse l’appartement. Propriétaire et, en copropriété, syndic doivent être informés, car un traitement limité au logement risque d’être insuffisant.
- Infestation ancienne découverte tardivement : si des éléments montrent que les cafards étaient présents avant l’arrivée du locataire, la question de l’obligation du bailleur se pose de nouveau.
- Infestation favorisée par l’état du logement (canalisations qui fuient, siphons défectueux, passages de tuyaux non jointés) : signalez ces défauts, car ils devront être corrigés pour limiter les retours.
Identifier l’espèce aide beaucoup à comprendre d’où viennent les cafards. La blatte germanique, petite et brune, vit dans la cuisine et voyage facilement dans les affaires. La blatte orientale, le gros cafard noir, remonte plutôt des caves et des canalisations. Une photo suffit souvent à orienter le diagnostic, et donc la discussion. Notre guide d’où viennent les cafards dans un appartement détaille les voies d’entrée.
Qui s’occupe des parties communes en copropriété ?
Le syndic. Le traitement des parties communes (caves, locaux poubelles, vide-ordures, gaines, halls) est engagé par le syndic et réparti dans les charges de copropriété. Un logement, lui, relève en principe de son occupant ou de son propriétaire.
Pour un locataire, l’interlocuteur habituel reste le propriétaire ou l’agence, qui fait le lien avec le syndic. Rien n’empêche toutefois de prévenir aussi le gardien, surtout si d’autres logements sont touchés. Côté propriétaire, un traitement coordonné entre logements et parties communes est souvent plus pertinent qu’une succession d’interventions isolées, qui laissent les cafards circuler d’un étage à l’autre. Notre page copropriétés et syndics explique cette démarche.
Quelles démarches faire, que l’on soit locataire ou propriétaire ?
Écrire, documenter et faire établir un devis. Ces trois réflexes évitent la plupart des malentendus.
Côté locataire
- Prévenez par écrit le propriétaire ou l’agence : courriel ou courrier daté, décrivant ce que vous observez et depuis quand. Une lettre recommandée avec accusé de réception laisse une trace solide si la situation se tend.
- Photographiez les cafards, les déjections et les zones touchées, en conservant la date des clichés.
- Notez vos observations : pièces concernées, moments de la journée, évolution.
- Demandez un devis à un professionnel : il précise l’espèce, le niveau d’infestation et la méthode proposée, ce qui donne une base concrète à l’échange.
- Facilitez l’accès au logement pour le diagnostic et le traitement, et suivez les consignes de préparation.
Évitez en revanche de suspendre le paiement du loyer de votre propre initiative : c’est une décision lourde de conséquences, à ne pas prendre sans conseil.
Côté propriétaire
Répondez rapidement, faites établir un diagnostic et, si les cafards viennent de l’immeuble, saisissez le syndic. Entre deux locataires, faire vérifier le logement avant la remise des clés est un moyen simple de respecter l’obligation de l’article 6. Conservez aussi les factures des traitements réalisés : elles montrent, en cas de discussion, que le logement a été traité avant sa remise en location.
Combien coûte un traitement dans un logement loué ?
Le prix dépend du niveau d’infestation, quelle que soit la personne qui paie. Le forfait Essentiel Gel (à partir de 139 €) convient aux infestations légères à modérées : gel professionnel dans les cachettes, sans odeur et sans évacuation. Le forfait Expert Double Action (à partir de 289 €) est prévu pour les infestations importantes ou les cafards venant des caves et des réseaux, avec 5 heures d’évacuation du logement. Le prix est confirmé après diagnostic et le nombre de passages figure sur le devis. Tout est détaillé sur notre page forfaits et prix, et le déroulement d’une intervention chez un particulier sur la page particuliers.
Un devis écrit, qui décrit l’espèce, la méthode et le prix, constitue une base claire pour s’entendre entre locataire et propriétaire.
Et en location courte durée ?
Les règles ne sont pas les mêmes. La loi du 6 juillet 1989 vise avant tout les logements loués comme résidence principale ; la location saisonnière, de type Airbnb, obéit à d’autres règles. Pour l’hôte, l’enjeu est surtout pratique : un voyageur qui aperçoit un cafard le signale, et un avis négatif peut suivre.
Traiter entre deux séjours reste possible. Le gel ne demande pas d’évacuation ; la nébulisation impose 5 heures sans occupant, à caler dans le calendrier des réservations. Si une conciergerie gère le logement pour le compte du propriétaire, vérifiez ce que prévoit le mandat de gestion sur les interventions. Notre page hôtels, Airbnb et résidences détaille l’organisation possible.
Que faire en cas de désaccord ?
Chercher d’abord une solution amiable, puis se faire conseiller. Relisez votre bail et l’état des lieux, rassemblez vos écrits, photos et devis, et proposez un échange avec le propriétaire ou l’agence. Si le désaccord persiste, l’ADIL (agence départementale d’information sur le logement) conseille gratuitement bailleurs et locataires sur leurs droits et devoirs. Les associations de locataires ou de propriétaires et les professionnels du droit peuvent aussi vous orienter.
De notre côté, nous ne nous prononçons pas sur les responsabilités de chacun : notre rôle est de diagnostiquer, de traiter et de vous remettre un devis clair.
Locataire ou propriétaire, vous voulez y voir plus clair ? Envoyez-nous une photo ou décrivez la situation : nous identifions l’espèce et vous adressons un devis gratuit et sans engagement, utile pour en discuter avec l’autre partie.