Un très grand cafard brun-roux, qui court vite et s’envole parfois par une soirée chaude : c’est la blatte américaine (Periplaneta americana), la plus grande des blattes que l’on rencontre en ville. Elle vit dans les réseaux d’assainissement, les sous-sols et les locaux techniques chauds, et s’invite dans les logements, les commerces et les restaurants qui y sont reliés.
Comment reconnaître la blatte américaine ?
La blatte américaine se reconnaît à sa grande taille, sa couleur brun-roux et la bordure claire de son thorax. Les critères à observer :
- Taille : 3 à 4,5 cm à l’âge adulte, antennes non comprises, qui sont souvent aussi longues que le corps.
- Couleur : brun-roux brillant, avec une bande jaune pâle autour de la plaque derrière la tête (le pronotum).
- Ailes : longues, elles dépassent l’abdomen chez le mâle. Elle peut planer et voler sur de courtes distances, surtout par temps chaud et humide.
- Jeunes : plus petits, brun uniforme, sans ailes.
- Oothèques : capsules brun foncé d’environ 8 mm, que la femelle dépose et colle dans des recoins abrités.
Ne pas la confondre
La blatte orientale est noire, plus petite (2 à 2,7 cm), avec des ailes courtes, et elle ne vole pas. La blatte germanique ne dépasse pas 1,5 cm et vit dans les cuisines. Ces différences comptent : chaque espèce a ses refuges, et le traitement doit viser les bons endroits.
Où vit-elle ?
La blatte américaine recherche la chaleur et une forte humidité. Elle s’installe en priorité dans :
- les égouts, les regards et les collecteurs d’eaux usées ;
- les chaufferies, sous-sols et locaux techniques des immeubles ;
- les gaines et vides techniques où passent les canalisations d’eau chaude ;
- les réserves, caves et arrière-cuisines des commerces de bouche ;
- les zones portuaires, entrepôts et locaux de stockage.
Elle entre ensuite dans les logements et les commerces par les canalisations, les siphons, les bouches d’aération et les passages de réseaux. On la voit souvent la nuit, dans les salles de bains, les cuisines, les halls et les cours d’immeubles.
Pourquoi la rencontre-t-on à Marseille ?
La chaleur méditerranéenne lui convient parfaitement. Marseille réunit aussi un réseau d’assainissement étendu et ancien, une activité portuaire importante, des immeubles anciens aux sous-sols humides et une forte concentration de restaurants dans le centre. Pendant les soirées chaudes de l’été, les adultes sortent des réseaux et se déplacent en surface, parfois en volant vers les lumières.
Un seul individu, faut-il s’inquiéter ?
Pas nécessairement. Une blatte américaine isolée, vue un soir d’été près d’une fenêtre ou d’une évacuation, peut venir de l’extérieur. En revanche, des observations répétées, la présence de jeunes ou d’oothèques collées dans les recoins indiquent qu’une colonie s’est installée dans le bâtiment ou à proximité immédiate. C’est le moment de faire un diagnostic, avant qu’elle ne s’étende.
Quels risques ?
La blatte américaine passe d’un environnement très contaminé (égouts, déchets) à vos surfaces de travail et à vos aliments. Elle peut donc transporter des germes de façon mécanique. Ses déjections et ses mues sont allergisantes. Pour un restaurant ou un commerce alimentaire, sa présence constatée lors d’un contrôle sanitaire peut entraîner des mesures administratives. Pour un logement, sa taille et sa capacité à voler la rendent particulièrement mal vécue par les occupants.
Notre protocole contre la blatte américaine
- Diagnostic : identification de l’espèce et recherche de la source (réseaux, local technique, cave, logement voisin, commerce).
- Traitement des zones techniques : pulvérisation sur les foyers actifs et nébulisation des espaces difficiles d’accès lorsque le diagnostic le justifie (forfait Expert, 5 heures d’évacuation pour un logement).
- Gel insecticide dans les zones de passage des pièces de vie, pour atteindre les individus qui y circulent.
- Points d’entrée : repérage des siphons, bouches et passages à protéger, et conseils pour les fermer.
- Contrôle : nous faisons le point avec vous sur l’évolution. Le nombre de passages prévu figure sur votre devis.
Lorsque la source se trouve dans les parties communes ou dans un local professionnel, un traitement limité à votre logement ne suffit pas : nous vous expliquons les démarches et pouvons intervenir pour le syndic ou l’exploitant. Voir nos pages copropriétés et syndics et restaurants et commerces.
Quel forfait choisir ?
Pour une blatte américaine installée, le forfait Expert Double Action (à partir de 289 €) est généralement nécessaire, car il permet de traiter les zones techniques et humides où vit la colonie. Le forfait Essentiel Gel (à partir de 139 €) peut convenir pour des passages occasionnels dans un logement dont la source est déjà traitée.
Gel professionnel
Essentiel Gel
à partir de 139 €
- Application de gel insecticide professionnel sur les zones stratégiques
- Action ciblée et progressive sur l’ensemble de la colonie
- Traitement propre, sans odeur et sans évacuation
Recommandé pour : Infestations légères à modérées, ou entretien.
Réserver ce forfaitDouble action
Expert Double Action
à partir de 289 €
- Pulvérisation insecticide professionnelle sur les foyers actifs
- Nébulisation professionnelle selon diagnostic
- Gel insecticide complémentaire pour prolonger l’action
- Évacuation du logement : 5 h
Recommandé pour : Infestations importantes, cafards visibles en pleine journée.
Réserver ce forfaitQue faire en attendant notre passage ?
La blatte américaine est rapide et peut voler : inutile de la poursuivre avec une bombe insecticide, qui la fera fuir vers une autre pièce. En attendant l’intervention :
- Fermez les portes des pièces où vous l’avez vue et glissez une serviette sous la porte.
- Bouchez les évacuations au sol et les bondes avec leur bouchon ou une grille.
- Gardez les fenêtres fermées ou équipées de moustiquaires le soir, surtout lumière allumée.
- Si vous en capturez une, gardez-la dans un bocal fermé ou prenez-la en photo : l’identification sera immédiate.
Blatte américaine dans un commerce ou un immeuble
Dans un restaurant, une boulangerie ou un commerce alimentaire, la blatte américaine provient souvent du sous-sol, des réserves ou des réseaux d’évacuation de la cuisine. Le traitement doit alors inclure ces zones, avec un rapport de passage utile pour vos contrôles d’hygiène. Dans un immeuble, elle remonte généralement depuis la chaufferie, les caves ou les colonnes d’eaux usées : une intervention sur les parties communes est nécessaire pour couper l’arrivée des individus dans les logements.
Prévenir son retour
- Maintenez de l’eau dans tous les siphons, même ceux des pièces peu utilisées.
- Posez des grilles fines sur les bouches d’aération et les évacuations au sol.
- Faites calfeutrer les passages de canalisations dans les murs et les planchers.
- Évitez l’éclairage extérieur blanc près des fenêtres ouvertes les soirs d’été.
- En commerce, gardez les réserves au sec, rangées et éloignées des murs, et faites contrôler régulièrement les locaux techniques.
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