Conseils cafards · Marseille
Cafards qui remontent par les canalisations : que faire ?

Un gros cafard dans la baignoire au réveil, un autre près de la bonde de douche, un troisième au pied des toilettes : quand les blattes semblent sortir des évacuations, elles viennent presque toujours du réseau ou des parties basses de l’immeuble. Le point d’entrée peut souvent être repéré, puis fermé. La colonie, elle, se trouve ailleurs, fréquemment en dehors de votre logement. Voici comment réagir, étape par étape, et à quel moment faire intervenir un professionnel.
Quels cafards remontent par les canalisations ?
Ce sont surtout la blatte orientale et la blatte américaine, deux grandes espèces qui ont besoin de beaucoup d’humidité. Elles vivent dans les égouts, les regards, les caves et les locaux techniques, puis empruntent les évacuations pour gagner les logements.
- La blatte orientale : 20 à 27 mm, noire ou brun très foncé, ailes courtes. Elle ne vole pas et reste au sol, ce qui explique qu’on la rencontre surtout au rez-de-chaussée et dans les premiers étages.
- La blatte américaine : 3 à 4,5 cm, brun-roux, bordure jaune pâle autour du pronotum, ailes longues. Elle peut voler par temps chaud et, plus agile, circuler plus haut dans le bâtiment, notamment par les gaines techniques.
La blatte germanique, le petit cafard brun clair des cuisines, se comporte autrement. Elle ne vit pas dans les égouts mais à l’intérieur des logements, et utilise surtout l’espace autour des tuyaux pour passer d’un appartement à l’autre. Si vos cafards sont petits et nombreux sous l’évier, le réseau d’évacuation n’est donc probablement pas en cause.
Par où entrent-ils exactement ?
Par tout point où l’intérieur du logement communique avec le réseau sans barrière d’eau ni grille. Voici les accès que l’on retrouve le plus souvent.
Les siphons secs
Le siphon est la partie coudée du tuyau, sous un lavabo, un évier, une douche ou une évacuation de sol. L’eau qui y reste fait barrage aux odeurs comme aux insectes. Quand elle s’évapore, le passage est libre. Cela arrive dans une salle d’eau peu utilisée, une buanderie, un logement resté fermé pendant les vacances, et plus vite encore lors des fortes chaleurs. Une odeur d’égout dans une pièce est souvent le premier signe d’un siphon vide.
Les bondes et les évacuations de sol
Les bondes de douche à l’italienne, les siphons de sol des buanderies et les évacuations de terrasse sont des ouvertures au ras du sol, reliées au réseau. Une grille absente ou abîmée, un couvercle mal reposé ou un joint décollé laisse alors passer une blatte, surtout si la garde d’eau est faible ou s’est évaporée.
Les regards et les évacuations extérieures
En rez-de-chaussée ou en maison, les regards de cour, les caniveaux, les grilles d’eaux pluviales et les évacuations de cave sont des sorties naturelles pour les blattes du réseau. De là, elles rejoignent la porte d’entrée, une porte-fenêtre ou un soupirail.
Les passages de tuyaux
Là où un tuyau traverse un mur ou un plancher, le trou est souvent plus large que le tuyau lui-même. Sous l’évier, derrière les toilettes ou dans le coffrage d’une colonne, cet interstice relie votre logement à la gaine technique de l’immeuble. Le pied des WC, à la jonction avec l’évacuation, est un point d’entrée classique.
Pourquoi les voit-on surtout l’été ou après un orage ?
Parce que la chaleur et l’eau les poussent hors des réseaux. Par temps chaud, les blattes orientales et américaines sont plus actives et cherchent davantage d’eau et de nourriture, tandis que les siphons s’assèchent plus vite. Après de fortes pluies, la montée des eaux dans les égouts et dans certaines caves chasse les individus vers le haut : ils ressortent alors par les évacuations, les cours et les halls. À Marseille, où des orages succèdent parfois à de fortes chaleurs, ces apparitions soudaines sont bien connues. Nous y consacrons un guide : les cafards à Marseille l’été et après les orages.
Que faire immédiatement ?
Commencez par fermer les accès, avant même de penser à un produit. Ces gestes ne règlent pas une infestation installée, mais ils limitent les entrées le temps d’organiser la suite :
- Remettez de l’eau dans tous les siphons, y compris ceux de la douche d’appoint, de la buanderie et des évacuations de sol. Recommencez régulièrement dans les pièces peu utilisées.
- Bouchez les bondes le soir avec leur bouchon ou un couvercle plein, puisque c’est la nuit que les blattes circulent.
- Posez des grilles fines sur les évacuations de sol et les bondes qui n’en ont pas.
- Nettoyez les bondes : cheveux et dépôts gras retiennent de la matière organique qui attire les insectes.
- Calfeutrez provisoirement les interstices autour des tuyaux avec un mastic adapté, en attendant une reprise plus soignée.
- Équipez la porte d’entrée d’un bas de porte si vous habitez au rez-de-chaussée ou au premier étage.
- Prenez une photo du cafard et notez l’endroit et l’heure de chaque apparition.
Ce qu’il vaut mieux éviter
- Verser de grandes quantités d’eau de Javel ou de déboucheur dans les évacuations : les blattes installées dans le réseau ne sont pas atteintes, et le mélange de produits ménagers peut dégager des vapeurs dangereuses.
- Pulvériser un aérosol dans la bonde ou sur les cafards : son effet répulsif disperse les individus vers d’autres pièces ou d’autres logements.
- Attendre que cela passe tout seul lorsque les apparitions se répètent : des jeunes ou des oothèques signalent une colonie installée à proximité.
Le problème vient-il de votre logement ou de l’immeuble ?
Le plus souvent, de l’immeuble ou du réseau, dès lors que les cafards sortent des évacuations. Quelques repères aident à faire la différence :
- Apparitions isolées après un orage, sans jeunes ni oothèques : probablement des individus chassés du réseau, qui ne se sont pas installés chez vous.
- Apparitions régulières, toujours au même endroit : un point d’entrée actif, relié à une colonie proche (cave, regard, colonne).
- Voisins des étages bas touchés eux aussi, cafards vus dans le hall, la cour ou près du local poubelles : la source se trouve dans les parties communes.
- Jeunes ou oothèques dans votre salle de bains ou votre cave privative : les blattes se reproduisent sur place, et un traitement du logement devient nécessaire.
Quand faut-il traiter les parties communes ?
Dès que la colonie se trouve dans un espace partagé : cave, vide-ordures, local poubelles, chaufferie, colonne d’eaux usées ou regard de cour. Tant que cette source reste active, elle continue d’alimenter les logements, y compris ceux qui ont déjà été traités.
En copropriété, le traitement des parties communes est engagé par le syndic et réparti dans les charges. Pour faire avancer les choses :
- signalez le problème au syndic par écrit, avec des photos et la liste des endroits concernés ;
- invitez les voisins touchés à faire de même, car plusieurs signalements pèsent davantage qu’un seul ;
- si vous êtes locataire, prévenez aussi votre bailleur ou votre agence, qui pourra relayer la demande.
Le plus cohérent reste une intervention coordonnée, où parties communes et logements signalés sont traités dans une même campagne. Notre page copropriétés et syndics présente cette démarche.
Comment se déroule un traitement professionnel ?
Il commence par un diagnostic des points d’entrée, et non par la pulvérisation. Le technicien identifie l’espèce, repère les siphons, bondes, passages de tuyaux et zones humides concernés, puis évalue si la source se trouve dans le logement ou dans l’immeuble.
- Forfait Expert Double Action (à partir de 289 €) : c’est généralement la formule adaptée lorsque les blattes viennent des caves ou des réseaux. Il associe une pulvérisation sur les foyers actifs, une nébulisation lorsque le diagnostic la justifie et un gel complémentaire. Le logement doit rester vide pendant 5 heures.
- Forfait Essentiel Gel (à partir de 139 €) : il peut suffire lorsque les apparitions restent rares et localisées, par exemple une fois la source commune traitée. Le gel est sans odeur et ne demande pas d’évacuation.
Dans les deux cas, le technicien vous indique quels accès fermer et comment, et le nombre de passages prévu figure sur votre devis. Le prix est confirmé après diagnostic : retrouvez le détail de nos forfaits et prix.
Des cafards sortent de vos évacuations et vous ne savez pas s’ils viennent de chez vous ou de l’immeuble ? Envoyez une photo sur WhatsApp ou appelez le 07 89 53 96 43. Nous examinons la situation avec vous et établissons un devis gratuit et sans engagement, pour votre logement comme pour les parties communes.