Conseils cafards · Marseille
D’où viennent les cafards dans un appartement ?

Des cafards apparaissent dans votre appartement alors que vous n’en aviez jamais vu ? La première question est presque toujours la même : d’où viennent-ils ? Les blattes ne naissent pas de la saleté. Elles arrivent de quelque part, soit transportées avec des objets, soit en circulant par les passages que leur offre l’immeuble. Retrouver ce chemin n’a rien d’anecdotique : c’est lui qui oriente le choix du traitement et qui permet de fermer la route aux suivantes.
Les cafards viennent-ils d’un manque de propreté ?
Non, un logement bien tenu peut tout à fait accueillir des cafards. Le ménage joue un rôle, mais pas celui qu’on imagine : il ne fait pas venir les blattes, il détermine seulement la facilité avec laquelle elles s’installent une fois arrivées. Des miettes, une gamelle d’animal laissée au sol ou un évier humide leur donnent de quoi tenir. À l’inverse, un appartement impeccable situé au-dessus d’une cave infestée, ou collé à un logement touché, reste exposé.
Garder cela en tête évite deux pièges : se sentir coupable, et croire qu’un grand nettoyage réglera le problème à lui seul.
Peut-on ramener des cafards chez soi sans le savoir ?
Oui, et c’est une origine courante chez les particuliers. La blatte germanique, le petit cafard brun clair des cuisines, voyage très bien avec nos affaires. Comme la femelle transporte ses œufs dans une capsule accrochée au bout de son abdomen (l’oothèque), un seul individu glissé dans un objet peut suffire à lancer une colonie.
Les cartons
Le carton ondulé offre tout ce qu’une blatte recherche : de l’obscurité, des cannelures étroites où se glisser et un peu de chaleur. Les cartons récupérés à l’arrière d’un commerce, ceux qui ont séjourné dans une cave ou un garde-meuble et les colis de déménagement stockés longtemps sont des véhicules fréquents. Videz-les rapidement, plutôt dans l’entrée que dans la cuisine, puis sortez-les du logement.
L’électroménager et les meubles d’occasion
Un réfrigérateur, un micro-ondes, un lave-vaisselle ou une machine à café achetés d’occasion peuvent abriter des blattes et leurs oothèques dans le compartiment moteur, sous les grilles ou derrière les capots. La chaleur que dégagent ces appareils en fait des refuges recherchés. Avant de brancher un appareil de seconde main, examinez-le à la lampe, surtout à l’arrière et en dessous. Faites de même pour les meubles de cuisine, les étagères et les commodes.
Sacs, valises et courses
Plus rarement, une blatte arrive dans un sac de courses, une caisse de bouteilles, un sac de linge ou une valise rapportée d’un hébergement touché. Ces cas restent ponctuels, mais ils expliquent certaines apparitions dans des logements où rien d’autre ne semble en cause.
Les voisins peuvent-ils être à l’origine de l’infestation ?
Oui, en immeuble c’est même un scénario fréquent. Les blattes ignorent les limites de propriété : quand une colonie grossit dans un appartement, une partie des individus part chercher de nouveaux abris, et le logement d’à côté est le plus proche. Elles passent sous les portes palières, le long des tuyaux, derrière les plinthes décollées ou par les fissures des cloisons.
Un autre mécanisme est souvent méconnu. Quand un voisin utilise des bombes insecticides, l’effet répulsif de ces produits pousse les blattes survivantes à fuir, et elles se dispersent dans les logements contigus. Si des cafards apparaissent chez vous peu après qu’un voisin du dessus ou du dessous vous a parlé de son problème, le lien est probable.
Quel rôle jouent les gaines, les colonnes et les vide-ordures ?
Ce sont de véritables couloirs de circulation entre les étages. Dans un immeuble collectif, les arrivées d’eau, les évacuations et les câbles passent dans des gaines verticales qui desservent tous les logements. Autour de ces conduits, les percements des planchers et des murs sont rarement rebouchés avec soin. Les blattes y trouvent un espace chaud, sombre, souvent humide, qui leur permet de monter et de descendre sans traverser la moindre pièce éclairée.
Dans votre appartement, les points à surveiller sont :
- le dessous de l’évier, là où les tuyaux traversent le mur ou le sol ;
- le coffrage des colonnes dans la cuisine, la salle de bains et les toilettes ;
- les trappes de visite et les faux plafonds ;
- les bouches de ventilation ;
- la trappe du vide-ordures, si l’immeuble en possède encore un.
Le vide-ordures et le local poubelles méritent une attention particulière, car ils réunissent nourriture, chaleur et recoins inaccessibles. Lorsqu’ils sont colonisés, ils alimentent l’ensemble de l’immeuble, et leur traitement relève alors du syndic. Notre page copropriétés et syndics explique comment s’organise ce type d’intervention.
Les cafards peuvent-ils remonter par les canalisations ?
Oui, mais il s’agit alors d’autres espèces. Les grandes blattes, la blatte orientale (noire, 20 à 27 mm) et la blatte américaine (brun-roux, 3 à 4,5 cm), vivent dans les caves, les regards et les réseaux d’évacuation. Elles entrent chez vous par un siphon qui s’est vidé, une bonde de douche ouverte ou un passage de tuyau mal jointé. On les croise dans la salle de bains, les toilettes ou près d’une évacuation de sol, surtout dans les étages bas et quand il fait chaud.
Cette situation demande des gestes spécifiques, que nous détaillons dans notre guide sur les cafards qui remontent par les canalisations.
Pourquoi les immeubles anciens de Marseille sont-ils plus exposés ?
Parce que leur construction multiplie les passages et les refuges. Le centre de Marseille compte de nombreux immeubles anciens, dont les typiques « trois-fenêtres marseillais » : façades étroites, cage d’escalier commune, planchers souvent en bois et réseaux ajoutés au fil des rénovations. Chaque modernisation a percé de nouveaux trous pour l’eau, l’électricité ou le gaz, sans qu’ils soient toujours rebouchés.
Plusieurs particularités se cumulent :
- Des réseaux partagés : colonnes d’eau et descentes d’eaux usées communes à toute la cage d’escalier.
- Des caves et sous-sols humides, peu ventilés, où la blatte orientale trouve refuge.
- Des commerces de bouche au rez-de-chaussée : restaurants, snacks ou épiceries partagent parfois les mêmes évacuations que les logements du dessus.
- Des courettes et puits de lumière où passent les descentes et où s’accumulent parfois humidité et déchets.
- Des hivers doux, qui n’interrompent guère l’activité des blattes à l’abri des bâtiments.
Dans ce contexte, une infestation concerne rarement un seul logement. C’est pourquoi un bon diagnostic s’intéresse aussi à l’environnement de l’appartement, et pas uniquement à la cuisine.
Comment identifier la source chez vous ?
En croisant trois indices : l’espèce, l’endroit où vous voyez les cafards et le moment où ils sont apparus. Chacun oriente vers une origine différente.
- L’espèce. Petits cafards brun clair dans la cuisine : la colonie vit le plus souvent chez vous ou chez un voisin, parfois apportée par un objet. Gros cafards noirs ou grands cafards brun-roux : ils viennent en général des parties basses du bâtiment ou des réseaux.
- Le lieu. Autour de l’électroménager et sous l’évier : foyer installé dans le logement. Près d’une bonde, des toilettes ou de la porte d’entrée : arrivée depuis l’extérieur de l’appartement. Le long d’un coffrage ou d’une gaine : passage entre étages.
- Le moment. Juste après un emménagement, l’achat d’un appareil ou la livraison de cartons : piste du transport. Après des travaux ou un traitement chez un voisin : piste du voisinage. Après un orage ou pendant une vague de chaleur : piste des réseaux.
Pour affiner, faites une observation de nuit : laissez la pièce dans le noir un bon moment, entrez avec une lampe et notez où se trouvent les blattes et vers où elles s’enfuient. La présence de jeunes, plus petits et sans ailes, montre qu’une colonie se reproduit à proximité. Notre guide un seul cafard, est-ce déjà une infestation détaille ces vérifications.
Que faire une fois la source repérée ?
Agir à la fois sur la source et sur le logement. Traiter l’appartement sans fermer la porte d’entrée des blattes, ou l’inverse, laisse le problème en place. Selon l’origine :
- Objet ou appareil contaminé : sortez les cartons, inspectez l’appareil et signalez-le au technicien, qui traitera cette zone en priorité.
- Voisins : parlez-leur, sans reproche. Un traitement coordonné des logements touchés est plus cohérent qu’une succession d’interventions isolées.
- Parties communes : prévenez le syndic par écrit, en précisant l’espèce et les endroits concernés.
- Réseaux : gardez les siphons pleins, fermez les bondes la nuit et faites jointer les passages de tuyaux.
- Logement loué : informez rapidement votre bailleur ou votre agence. La loi l’oblige à louer un logement sans nuisibles ; pendant le bail, la répartition des frais dépend de la provenance des blattes.
Dans tous les cas, laissez de côté les bombes insecticides : elles dispersent les blattes vers d’autres pièces et compliquent le travail du traitement professionnel.
Côté traitement, le forfait Essentiel Gel (à partir de 139 €, sans évacuation) convient aux blattes germaniques cantonnées à la cuisine. Lorsque les cafards viennent des caves ou des réseaux, ou qu’ils se montrent en journée, le forfait Expert Double Action (à partir de 289 €, 5 heures d’évacuation) est généralement plus adapté. Le détail figure sur notre page forfaits et prix.
Vous avez une idée de l’origine de vos cafards, ou au contraire aucune piste ? Appelez-nous ou écrivez-nous sur WhatsApp au 07 89 53 96 43. Nous commençons par un diagnostic, puis vous recevez un devis gratuit et sans engagement qui précise le forfait retenu et le nombre de passages.