De petits cafards bruns détalent sous l’évier dès que la lumière de la cuisine s’allume ? Il s’agit très probablement de la blatte germanique (Blattella germanica). C’est de loin l’espèce la plus répandue en appartement, et c’est elle qui se cache dans les cuisines et les salles d’eau des appartements marseillais.
Comment reconnaître une blatte germanique ?
La blatte germanique se reconnaît à sa petite taille, sa couleur claire et les deux bandes sombres sur le thorax. Les critères à observer :
- Taille : 10 à 15 mm à l’âge adulte, soit à peine la longueur d’un ongle de pouce.
- Couleur : brun clair à beige, avec deux bandes noires parallèles sur la plaque située derrière la tête (le pronotum).
- Ailes : elles couvrent tout le corps, mais l’insecte ne vole pratiquement pas. Il court très vite.
- Jeunes (nymphes) : plus petits, sans ailes, plus sombres, avec une bande claire au milieu du dos.
- Œufs : la femelle transporte au bout de son abdomen une petite capsule beige, l’oothèque, qui contient plusieurs dizaines d’œufs.
Les autres indices de présence sont de petites déjections noires semblables à des grains de poivre, des traces sombres dans les angles des placards, des mues translucides et, lorsque la colonie est importante, une odeur âcre persistante.
Ne pas la confondre avec les autres cafards
Si l’insecte mesure plus de 2 cm et qu’il est noir ou brun très foncé, il s’agit plutôt d’une blatte orientale. S’il dépasse 3 cm, avec une couleur brun-roux et une bordure claire autour du thorax, pensez à la blatte américaine. L’espèce change la méthode : en cas de doute, une photo suffit souvent à trancher.
Où se cache-t-elle dans un logement ?
La blatte germanique recherche trois choses : la chaleur, l’humidité et la nourriture. Elle passe la journée dans des fentes étroites, à proximité immédiate de ces ressources. Les cachettes les plus fréquentes sont :
- le moteur et la grille du réfrigérateur, l’arrière du lave-vaisselle, le dessous du micro-ondes ;
- l’intérieur des cafetières, grille-pain et petits appareils restés sur le plan de travail ;
- les charnières et les fonds des placards, surtout sous l’évier ;
- les plinthes, les joints décollés et les passages de tuyaux ;
- les faux plafonds et les gaines techniques, par lesquels elle passe d’un logement à l’autre.
Elle sort la nuit pour se nourrir. Si vous en voyez en pleine journée, c’est généralement que les cachettes sont saturées et que la colonie est déjà importante.
Pourquoi est-elle si présente à Marseille ?
Plusieurs facteurs locaux se cumulent. Les températures douces une grande partie de l’année maintiennent les blattes actives presque en continu. Les immeubles anciens du centre, avec leurs colonnes d’eau communes, leurs gaines peu étanches et leurs planchers anciens, offrent des passages faciles entre appartements. La forte densité de restaurants, snacks et commerces alimentaires dans certains quartiers multiplie les sources de nourriture.
La blatte germanique se déplace aussi avec nous : cartons de déménagement, électroménager d’occasion, sacs de courses ou valises suffisent à l’introduire dans un logement sain. Une infestation n’a donc rien à voir avec un manque de propreté.
Quels risques pour la santé et le logement ?
La blatte germanique ne pique pas et ne mord pas, mais elle n’est pas anodine :
- Allergies : ses déjections, ses mues et ses débris contiennent des allergènes reconnus, qui peuvent aggraver l’asthme, en particulier chez les enfants.
- Contamination : en circulant la nuit entre les canalisations, les poubelles et les plans de travail, elle transporte des bactéries sur les surfaces et les aliments.
- Prolifération : une seule femelle peut donner naissance à plusieurs centaines de descendants au cours de sa vie, en quelques mois. Attendre laisse la colonie s’étendre aux logements voisins.
Pourquoi les bombes et les pièges ne suffisent pas
Les insecticides en aérosol tuent les blattes qu’ils touchent, mais pas celles qui restent cachées dans les moteurs et les fentes, ni les œufs protégés par l’oothèque. Ils ont aussi un effet répulsif : la colonie se disperse vers d’autres pièces ou chez les voisins. Enfin, la blatte germanique est connue pour développer des résistances aux insecticides vendus en grande surface.
Pulvériser un aérosol sur un gel professionnel le rend en outre moins appétent : si vous avez déjà utilisé des bombes, signalez-le au technicien.
Notre protocole contre la blatte germanique
- Diagnostic : identification de l’espèce, repérage des zones actives et évaluation du niveau d’infestation, par téléphone, sur photo ou sur place.
- Préparation : nous vous indiquons comment préparer la cuisine, par exemple dégager l’accès sous l’évier et ranger les aliments ouverts.
- Traitement : gel insecticide professionnel aux points stratégiques (forfait Essentiel Gel). En cas d’infestation importante, le forfait Expert ajoute une pulvérisation sur les foyers actifs et une nébulisation, avec 5 heures d’évacuation.
- Contrôle : nous faisons le point avec vous sur l’évolution de l’activité. Le nombre de passages prévu figure sur votre devis.
- Conseils : ne pas nettoyer les points de gel, ne plus utiliser d’aérosol, colmater les passages autour des tuyaux, stocker les aliments dans des boîtes fermées.
Quel forfait choisir contre la blatte germanique ?
Le forfait Essentiel Gel (à partir de 139 €) est adapté lorsque les blattes restent cantonnées à la cuisine et sortent surtout la nuit. Le forfait Expert Double Action (à partir de 289 €) est recommandé lorsqu’elles sont visibles en journée, présentes dans plusieurs pièces, ou lorsque des traitements du commerce ont déjà échoué.
Gel professionnel
Essentiel Gel
à partir de 139 €
- Application de gel insecticide professionnel sur les zones stratégiques
- Action ciblée et progressive sur l’ensemble de la colonie
- Traitement propre, sans odeur et sans évacuation
Recommandé pour : Infestations légères à modérées, ou entretien.
Réserver ce forfaitDouble action
Expert Double Action
à partir de 289 €
- Pulvérisation insecticide professionnelle sur les foyers actifs
- Nébulisation professionnelle selon diagnostic
- Gel insecticide complémentaire pour prolonger l’action
- Évacuation du logement : 5 h
Recommandé pour : Infestations importantes, cafards visibles en pleine journée.
Réserver ce forfaitQue faire en attendant notre passage ?
Quelques gestes simples limitent la progression de la colonie sans gêner le traitement à venir :
- Mettez céréales, farine, biscuits et croquettes dans des boîtes qui ferment bien.
- Le soir, lavez la vaisselle, ramassez les miettes et sortez la poubelle de la cuisine.
- Essuyez l’eau autour de l’évier : la blatte germanique a besoin de boire tous les jours.
- N’utilisez pas d’aérosol insecticide : il disperse les blattes et perturbe le gel qui sera appliqué.
- Notez où et quand vous les voyez : ces observations aident le technicien à cibler les cachettes.
Combien de temps faut-il pour en venir à bout ?
Le traitement agit progressivement. Le gel est consommé puis transmis dans la colonie au fil des jours, et les jeunes qui éclosent après le passage le rencontrent à leur tour. Il faut donc compter plusieurs semaines pour que la colonie soit atteinte dans son ensemble. Voir encore quelques blattes les premiers jours fait partie du processus : elles sortent de leurs cachettes une fois touchées. Si l’activité ne diminue pas au fil des semaines, rappelez-nous.
Pour aller plus loin, lisez nos guides un seul cafard, est-ce déjà une infestation ? et bombes et pièges du commerce : ce qui marche et ce qui ne marche pas, ainsi que notre article sur les cafards dans les quartiers de Marseille. Les prix détaillés sont sur la page forfaits et prix.
