La blatte germanique est, de loin, l’espèce de cafard la plus fréquemment rencontrée à Marseille. Elle est responsable de la grande majorité des infestations observées dans les logements, les restaurants et les locaux professionnels.
Sa petite taille, sa rapidité et surtout sa capacité de reproduction en font un nuisible particulièrement difficile à éliminer lorsqu’il n’est pas traité correctement dès les premiers signes.
La blatte germanique apprécie les environnements chauds, humides et riches en nourriture. Les cuisines, salles d’eau et arrière de meubles constituent des refuges idéaux.
Une femelle peut produire plusieurs dizaines d’individus en quelques semaines. L’infestation progresse donc souvent rapidement, sans être immédiatement visible.
Contrairement à certaines idées reçues, la blatte germanique ne vit pas “au hasard”. Elle s’installe presque toujours à proximité d’une source de chaleur et de nourriture.
Ce sont précisément ces zones techniques, souvent difficiles d’accès, qui rendent l’infestation complexe à éliminer sans expertise.
Les premiers signes sont généralement discrets. Dans de nombreux cas, l’infestation est déjà bien installée lorsque les premiers cafards sont observés.
Lorsque les cafards deviennent visibles en journée, cela indique généralement une pression parasitaire élevée.
Bombes insecticides et pièges donnent parfois une impression de soulagement temporaire. En réalité, ils n’éliminent que les individus visibles.
La colonie, cachée dans les zones techniques, continue de se développer. Les cafards modifient leurs déplacements, évitent les zones traitées, puis réapparaissent quelques semaines plus tard.
Le gel insecticide professionnel est aujourd’hui la méthode la plus adaptée contre la blatte germanique. Il est appliqué de manière ciblée sur les zones de passage et de nidification.
Les cafards consomment le gel et contaminent ensuite l’ensemble de la colonie, permettant une élimination progressive et durable, sans diffusion dans l’air.
Dans les infestations anciennes, visibles dans plusieurs pièces ou liées à un immeuble collectif, une approche renforcée peut être indispensable.
L’objectif est alors de réduire rapidement la pression parasitaire tout en traitant les zones techniques où la colonie se maintient.